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 TOULOUSE-LAUTREC et la vènerie

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Robert Hautlecoeur
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MessageSujet: TOULOUSE-LAUTREC et la vènerie   Ven 28 Jan 2011, 02:51

Henri-Marie-Raymond de Toulouse-Lautrec-Montfa, fils du comte Alphonse de Toulouse-Lautrec-Monfa (1838-1913) et d’Adèle Tapié de Celeyran (1841-1930), naquit à Albi le 24 novembre 1864. Il appartenait à l’une des plus vieilles familles de la noblesse française : celles des comtes de Toulouse, qui participèrent aux Croisades ; sa famille possédait beaucoup de terres à gérer de ses propriétés d’Albi, du Bosc ou de Céleyran.






Son grand-père : le comte Raymond de Toulouse-Lautrec, dit « Le Prince Noir » et son père (le fils de ce dernier cité) Alphonse, enragés de chasses à courre et de fauconnerie, nourrissaient une grande passion pur les chiens et les chevaux. C’est ainsi que Raymond quitta un petit matin du 18 décembre 1871 le château du Bosc avec son garde-chasse. Celui-ci étant très enrhumé, le comte lui conseilla de rentrer chez lui et de se faire un bon vin chaud ; à la nuit, les chiens étant rentrés seuls et ne sachant pas à quel endroit leur maître, le petit Henri ne cessait de dire : « Il faut chercher bon papa dans les ravins du Viaur », et c’est là que l’on retrouva le corps de ce dernier ; deux ou trois jours plus tard ! Certains textes disent que c’est à l’issue d’une chasse à courre d’un lièvre, le jour étant prêt à tomber, que le cavalier glissa du bord d’une falaise et tomba du haut de celle-ci… Quant à Alphonse il aimait dire à ses interlocuteurs : « Chez nous, on baptise tout de suite, et en selle !... ».

Alphonse Adèle




A l'intérieur du Bosc


Henri

Alphonse en fauconnier Dessin d'Adèle

Photographie : Toulouse-Lautrec et sa mère

Ces chasses dans les grands bois , hantés de cerfs et de sangliers, les compétitions hippiques furent dérobées au jeune Toulouse-Lautrec car il portait en lui, dans ses tissus osseux, un autre destin. Titulaire de son baccalauréat en 1881 il décide d’abandonner ses études pour devenir un artiste, soutenu en cela par son oncle Charles et un ami de son père : René Princeteau. Ce dernier, également lourdement handicapé puisqu’il était sourd et muet, était un peintre équestre, un grand connaisseur de chevaux. et un cavalier hors pair. C’est ainsi qu’il suivait les laisser-courre du Duc d’Aumale, du Marquis de Fricon (avec Alphonse de Lautrec et Charles du Passage), ainsi que du Vicomte de Tredern ou équipage de Bellevue. La vénerie servira souvent de motif aux toiles de ce grand peintre qui décida de prendre Henri sous son aile et le forma pendant près de six ans ; c’est ainsi qu’en 1882, à dix-huit ans, Toulouse-Lautrec commença à prendre des leçons de peinture dans l’atelier de Princeteau et qu’il y rencontra le peintre Jean Louis Forain et prit des leçons de dessins auprès du peintre de salon Léon Bonnat. L’expression artistique de Toulouse-Lautrec prit donc son essor auprès de ces maîtres dont René Princeteau qui révéla, dans un de ses courrier que son protégé eut la vocation très jeune : « Mon Henri, depuis son jeune age de sept ans, en 1872, est venu me voir tous les matins, pendant qu’il était à Paris pour se soigner la jambe… Il m’a vu peindre et dessiner ? Je l’aimais » paternellement… ». Dans sa jeunesse, Alphonse de Toulouse, le père de Henri, allait à la chasse avec René. A la chasse à courre, bien sûr, elle où les hommes se retrouvent à cheval ? Vingt ans plus tard, Alphonse est rasséréné de confier son fils handicapé aux bons soins de son ami, compagnon d’hallali. Princeteau deviendra un peintre à la mode, grâce, en partie, au cheval…


Oeuvres d'Henri de Toulouse-Lautrec :

Le père d'Henri, à l'attelage
Dessin

Huile

Dessin
Aquarelle



Princeteau


Une oeuvre significative de Princeteau
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